La confiance en soi : la construire ou la libérer ?
Beaucoup de personnes cherchent à avoir davantage confiance en elles. Elles lisent, travaillent sur leurs croyances, s’exposent progressivement, accumulent des expériences censées prouver qu’elles en sont capables. Pourtant, malgré ces efforts, une impression persiste : quelque chose ne suit pas. Comme si la confiance existait en théorie, sans s’installer durablement dans le vécu. Ppeut-être donc que le problème n’est pas là où on le cherche.
Publié le 5 janvier 2026
Quand le modèle classique atteint ses limites
Dans l’approche psychologique dominante, la confiance en soi est généralement pensée comme une compétence à développer. Si l’on doute, c’est que l’on sous-estime ses capacités, que l’on anticipe des échecs, ou que l’on évite certaines situations. La réponse est alors logique : identifier ces pensées, les corriger, et s’exposer graduellement à ce qui fait peur.
Ce modèle a sa cohérence, et peut se monter efficace. Cependant, il repose sur un postulat précis : que le blocage principal se situe au niveau cognitif ou comportemental. Autrement dit, si la personne comprend mieux et agit différemment, le ressenti suivra. Or, ce postulat ne tient pas dans toutes les situations.
En pratique, certaines personnes ont déjà compris. Elles savent d’où vient leur doute, reconnaissent leurs compétences, et peuvent même constater objectivement leurs réussites. Pourtant, malgré cette lucidité, leur rapport à l’action reste marqué par une tension interne, une vigilance excessive, ou une peur diffuse.
Dans ces cas-là, le problème n’est pas l’absence de confiance. Il est plus juste de parler d’une inhibition. Autrement dit, la confiance n’est pas manquante : elle est empêchée.
Une autre hypothèse : la confiance bloquée par le corps
Si l’on accepte l’hypothèse suivante, alors une autre lecture devient possible : le corps peut continuer à anticiper un danger là où l’esprit n’en voit plus.
Des expériences passées, parfois anciennes, ont pu associer l’exposition, l’affirmation ou la prise de place à un risque réel : rejet, conflit, humiliation, perte de lien. Même lorsque la situation actuelle est différente, le corps peut rester organisé autour de cette mémoire implicite. Dans cette perspective, la prudence n’est pas un choix conscient. C’est une stratégie de protection toujours active.
Pourquoi la volonté ne suffit pas
À ce stade, il devient clair pourquoi certaines démarches échouent. Demander plus d’audace à un corps qui se protège revient à renforcer la tension, non à la résoudre. Chaque tentative d’exposition devient un effort supplémentaire, parfois vécu comme une violence intérieure.
Ainsi, plus la personne « travaille sa confiance », plus elle peut avoir l’impression de lutter contre elle-même. Ce paradoxe n’est pas psychologique au sens classique. Il est corporel.
Changer de logique : ne plus renforcer, mais désactiver
C’est précisément ici que la somatothérapie propose un déplacement décisif. Elle ne part pas du principe qu’il faut renforcer la confiance, ni corriger un défaut. Elle s’intéresse à ce qui, dans le corps, maintient une organisation défensive devenue inutile.
L’enjeu n’est donc pas de convaincre, ni de motiver, mais de permettre l’intégration progressive d’émotions non digérées, de tensions anciennes, de réponses automatiques qui n’ont plus lieu d’être. Lorsque ces charges se relâchent, quelque chose change sans effort : l’action devient plus simple, la parole plus libre, la présence plus stable.
La confiance ne se fabrique pas. Elle réapparaît.
La confiance comme conséquence, non comme objectif
Cette approche implique un renversement important. Si la confiance en soi est une conséquence d’un rapport au monde plus sécurisé, alors vouloir l’atteindre directement peut être contre-productif. À l’inverse, travailler là où le rapport au monde se forme, dans le corps, permet parfois de lever le verrou principal. Non pas en ajoutant quelque chose, mais en retirant ce qui entrave.
Dans ce cadre, la somatothérapie n’est ni une méthode de performance, ni une technique de développement personnel. Elle est un catalyseur de désinhibition.
Ce que cela change concrètement
Pour certaines personnes, cela signifie cesser de se demander comment avoir confiance en soi. Et de commencer à se demander : qu’est-ce qui, en moi, continue à se protéger ? Lorsque cette protection n’a plus lieu d’être, la confiance cesse d’être un combat. Elle devient un état fonctionnel, discret, presque banal.
La somatothérapie, en relançant le processus de digestion des émotions du passé, participe à lever cette protection.
Si vous êtes tenté.e par cette approche, je vous invite à prendre à un appel dévouverte offert ou directement une première séance !