All posts tagged: pédagogie

Les 12 sens : les 12 portes d'entrées de nos perceptions

L’éducation des 12 sens : un chemin pédagogique

La question des sens est centrale dans la pédagogie Waldorf-Steiner. Elle peut être pour tout parent d’une grande aide dans l’éducation des enfants. Elle oriente vers le type d’activité à faire faire à son enfant en fonction de son âge. Tout enseignant peut donc aussi y trouver un intérêt, quelle que soit la pédagogie qu’il applique. Nous verrons ce qui justifie de parler de 12 sens, pourquoi on a intérêt à les éduquer et la spécificité de chacun. 5 sens ? Non, 12 ! Rudolf Steiner propose une vision très originale et stimulante puisque : 1) il prend en considération 12 sens, parce qu’évidemment, c’est plus classe que 5 et c’est tout de suite plus ésotérique, chaque sens pouvant être mis symboliquement en relation avec un signe du zodiaque ; 2) il lie les sens à 3 types de conscience ; 3) il considère qu’il y a une progressivité dans le développement de ces sens : à chaque période de vie correspond le développement de certains sens, ce qui est une grande aide pour le pédagogue et les parents. Reprenons dans …

Antoine de La Garanderie, créateur de la Gestion mentale

La Gestion mentale d’Antoine de La Garanderie : un outil pédagogique polyvalent

La Gestion mentale est l’œuvre d’Antoine de La Garanderie, enseignant de philosophie français qui s’est intéressé de près à la réussite de ses élèves. C’est un outil pédagogique très utile qui peut se fondre assez aisément dans n’importe quel dispositif pédagogique, de l’école aux formations pour adultes en passant par les universités. Il demande de se former pour utiliser son plein potentiel. Mais la seule prise de conscience de ses grands principes permet de s’améliorer facilement en tant que formateur ou enseignant. C’est le but de cet article : vous faire prendre conscience que nous ne fonctionnons pas tous de la même façon dans nos têtes pour relativiser l’idée d’une « bonne méthode » universelle d’apprentissage. De la phénoménologie à la pédagogie La Gestion mentale est le fruit de réflexions philosophiques pointues que je résume et simplifie ici. La question fondamentale d’Antoine de La Garanderie est : comment un objet du monde devient-il un objet de connaissance ? Il y a une pomme devant moi, qui est un objet du monde dont l’existence est réelle, c’est-à-dire indépendante de ma perception. …

portraits de Maria Montessori et Rudolf Steiner

Montessori et Steiner : ressemblances et différences

Ayant été formé à la pédagogie Waldorf-Steiner, dite « Steiner » pour aller plus vite, j’ai été amené à discuter avec beaucoup de monde des « pédagogies alternatives ». Cette expression regroupe toutes les manières d’enseigner qui ne sont pas celle de l’école traditionnelle. Elle est donc très vague, et peut regrouper des méthodes dont les principes sont très différents. J’ai voulu en savoir plus, étant souvent confronté à des questions sur la différence entre les deux. Ce que je dis de la pédagogie Montessori se fonde sur le livre Montessori : Apprends-moi à faire seul, La pédagogie Montessori expliquée aux parents de Charlotte Poussin. Il s’agit plus de notes que d’une comparaison très méthodique. Cela concerne plus particulièrement la petite enfance et l’école maternelle. La spiritualité Étonnamment, Montessori et Steiner ont tous les deux ont une vision spirituelle de l’éducation, c’est-à-dire qu’elle se fonde sur une vision de l’être humain qui a à voir avec une sorte de transcendance. Je dis « étonnamment », car c’est une dimension peu connue de Montessori. Cette vision particulière se caractérise chez les deux par …

lire à haute voix

La lecture à haute voix

J’ai consacré mon mémoire de Master 2 à la question de la lecture à haute voix. Le but était d’aboutir à une théorie de la pratique, en justifiant certains choix dans la manière de lire à haute voix, et en justifiant plus politiquement l’intérêt de la remettre au goût du jour dans les classes. On trouve dans ce mémoire beaucoup d’idées, et de citations, que j’ai remises dans ma thèse sur la mémorisation des textes, notamment ce qui concerne le rapport au temps pris/perdu. Je m’oppose dans ce travail à l’injonction de « mettre le ton » et propose à la place un travail sur le rythme issu de la technesthésie — art de la parole français peu connu. Et j’y inverse la perspective de la lecture à haute voix comme aboutissement d’un travail d’interprétation pour montrer comment en faire un outil d’interprétation concret et pratique pour les élèves, plutôt qu’un travail méthodologique mais trop abstrait fondé sur des grilles de lecture. Lire à haute voix

paysage évoquant le silence

Interpréter un texte grâce aux silences

Ce texte est issu d’un colloque pluridisciplinaire consacré au silence et qui a eu lieu à Toronto en 2014. J’ai relié ce thème à la littérature à travers la lecture à haute voix et ses nécessaires silences. En se concentrant sur les silences plutôt que les mots du texte – tel ce silence entre deux notes duquel surgirait la véritable musique… – on peut changer de regard sur lui un peu comme ces dessins où creux et pleins peuvent s’intervertir. Il y a un espace de liberté qu’on explore très peu dans le choix des silences qui rythment le texte. On a en effet tous tendance à lire à haute voix tous les textes un peu de la même manière – manière propre à chacun, mais qu’on calque de texte en texte. En s’obligeant à explorer d’autres manières de poser les silences plutôt que de se concentrer sur « mettre le ton », on regroupe les mots du texte différemment : le travail sur le vide modifie le plein. On s’aperçoit alors que des nuances peuvent surgir, …